AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

STOCK DE DEVISES DANS LA ZONE CEMAC
Abbas Mahamat Tolli rassure

 

Face à la grogne de certaines entreprises de la sous-région par rapport aux difficultés rencontrées par ces dernières pour régler les factures à l’étranger, le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, s’est voulu rassurant et continue de soutenir que le stock de devises dans la zone CEMAC est suffisant pour éviter une pénurie.

Selon laepatron de la BEAC, l’institution qu’il dirige « dispose de devises en quantité suffisante pour répondre, à tout moment, aux besoins des économies des Etats-membres de la CEMAC ». Et lui d’ajouter que les agents économiques souhaitant régler les opérations avec l’extérieur, devraient s’adresser aux banques agréées de la CEMAC. Celles-ci sont tenues d’exécuter toutes les demandes de transfert de la clientèle dans les 48 heures, suivant le dépôt desdites demandes à leurs guichets, sous réserve que toutes les conditions et les pièces exigibles en application de la règlementation de change soient réunies.

Mais Abbas Mahamat Tolli a aussi tenu à faire remarquer que le non-respect des obligations réglementaires liées aux transactions internationales, par les banques commerciales, est un fait qui ne devrait plus se produire.

Le principal dirigeant de l’institut d’émission des six Etats de la CEMAC précise, par ailleurs, qu’en cas de problème de trésorerie en devises au sein des banques, elles transmettent immédiatement à la Banque centrale, les dossiers relatifs aux différentes demandes. La BEAC se charge alors d’exécuter l’opération de transfert correspondant au besoin exprimé par la banque, sur la base des dossiers de la clientèle.

Enfin, commentant la plainte de certains sur les frais de change, qui se situeraient désormais à environ 13% du montant de la transaction, Abbas Mahamat Tolli a affirmé que les contrôles sur pièces et sur place effectués par (ses) services ne font pas mention d’une pratique systématique de taux de commission de ce seuil, appliqué par les établissements de crédit. En revanche, précise-t-il, certains établissements de crédit ont largement dépassé les seuils prescrits par les dispositions réglementaires.