AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

HÖRÖYA
Un projet brésilien et africain

_Le groupe composé  de musiciens brésiliens et ouest-africains qui s’apprête à sortir un troisième album, mêle avec bonheur et conviction traditions mandingues et afro-brésiliennes, jazz et afrobeat. André « Piruka » Ricardo, son leader, s’est confié dernièrement au site Pan African Mucic.

 

Ainsi, précision a été donné par l’interviewé que le groupe est de São Paulo et se compose de musiciens brésiliens et ouest-africains. « C’est donc une connexion entre des cultures différentes qui établit un dialogue entre le Brésil et l’Afrique », a souligné André « Piruka » Ricardo.

Une mise au point qui lui a permis de rappeler qu’il est adepte du « Candomblé », une religion afro-brésilienne. « J’ai fait partie d’une école de samba, d’un groupe de capoeira, et je joue toujours dans quelques groupes de samba. Je travaille avec des musiciens originaires d’Afrique de l’Ouest depuis douze ans, et nous animons ensemble des ateliers de danse et de musique ainsi que des cours hebdomadaires », a-t-il confié.

L’homme a sillonné l’Afrique : Guinée, Mali,  Burkina…, et y a joué avec des musiciens qui pour certains font partie du projet. Parmi eux, il y a Famoudou Konate, l’un des plus grands maîtres-djembé de la Guinée, et aussi Cheikh Tidiane Seck, qui est un incontournable maestro du Mali. Famoudou est présenté comme le mentor du groupe Höröya. C’est lui en effet qui a trouvé le nom du groupe, et il a joué avec l’équipe sur le prochain album (Pan Bras’Afree’ke — Volume 2), qui sortira bientôt.

Ils ont fait plusieurs concerts ensemble, et André « Piruka » Ricardo a affirmé avoir énormément appris de lui, en matière de musique, de culture, ou tout simplement de vie. « J’ai eu le même genre d’expérience avec Cheik Tidiane Seck, un grand maestro du Mali ».

Höröya est le résultat de ces expériences fondues dans une proposition musicale originale, qui distille l’essence de la culture des teirreros (les sanctuaires du candomblé, NDLR) et des villages, avec le soutien de maîtres que l’on révère. La percussion y est centrale, et le tout est fait pour la scène. « Il est essentiel d’avoir des racines et une culture solide, et d’accorder de la valeur à nos origines », a conclu « Piruka ».