AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

CORÉE DU SUD
Prête à intensifier ses transferts de technologies

La Corée du Sud est prête à intensifier ses transferts de technologies vers l’Afrique. C’était lors d’une rencontre sur de possibles partenariats technologiques entre la Corée et l’Afrique. « L’expertise coréenne peut apporter une solution concrète, pragmatique, à toute une série de besoins technologiques criants de l’Afrique », selon Hyung-Ju Kim de la division Stratégie mondiale au sein du Green Technology Center.

Les représentants de la ville de Busan Metropolitan City, du centre Busan Techno Park et du Green Technology Center coréen jugent que le potentiel de coopération est immense, de même que les opportunités de projets créateurs d’emplois. L’éventail va de l’agriculture à la croissance verte, en passant par la gestion intelligente des transports urbains et bien d’autres opportunités d’affaires.

Ainsi, grâce à un financement du fonds de coopération Corée-Afrique (KOAFEC), un projet pilote d’utilisation des drones pour la collecte et l’analyse de données au service du développement de l’agriculture a vu le jour en Tunisie : pilotage et suivi des périmètres irrigués, suivi des nappes, des effets des changements climatiques, de la dégradation des terres, de la biodiversité, taux de remplissage et/ou envasement des barrages, suivi des saisons et de la production agricoles…

La Corée envisage d’étendre ce programme à d’autres régions en Afrique et d’explorer l’énorme potentiel de zones industrielles dans d’autres secteurs. Pour la Banque africaine de développement, il est important que le partenariat technologique avec la Corée se traduise par un renforcement des capacités sur le terrain, à travers la formation, pour que l’Afrique s’industrialise, et qu’elle soit également capable de construire ou d’assembler des drones elle-même.

Face au corps diplomatique africain à Séoul, les trois entraves majeures au développement du secteur privé ont été rappelées par la BAD : l’accès au financement, l’accès à l’énergie et la stabilité. La Banque a d’ailleurs investi 1 milliard de dollars dans AfreximBank, dont 650 millions de dollars de lignes de crédit allouées au financement du commerce et 350 millions à l’assurance du commerce. La Banque a également investi 630 millions de dollars dans la First Rand Bank et AbSA en Afrique du Sud, pour élargir l’accès au financement du commerce à 20 pays.