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Défis et émergence d'un continent

CDG CAPITAL
Inquiète de la limitation des refinancements par la BCEAO

CDG Capital _ , la firme d’investissement qui a produit dernièrement un rapport sur les perspectives des sociétés cotées sur la Bourse de Casablanca, estime que la limitation par la BCEAO _(Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest) des refinancements des titres publics présentés par les banques, risque de peser sur les revenus générés par les banques commerciales sur les opérations de marché.

La banque centrale commune aux pays membres de l’UEMOA avait pourtant adopté le principe du financement de ses Etats membres, via un processus de marché des titres, ce qui a conduit à un boom des émissions de titres publics, soit sur le marché monétaire (emprunts à court terme), soit sur le marché des obligations (emprunt à plus d’un an).

Selon l’agence Ecofin, CDG Capital voit que les grands établissements marocains comme BMCE Bank et Attijariwafa Bank, premier collecteur de l’épargne en FCFA dans la sous-région, sont les plus impactés par cette politique de limitation. Bien que cotées sur le marché financier marocain, ces trois institutions constituent collectivement le pool bancaire le plus important de l’UEMOA.

Ces dernières années, les placements sur les titres publics ont commencé à constituer une part importante et croissante de leurs activités, dans un contexte toujours marqué par l’asymétrie des informations avec des emprunteurs privés et non-financiers.

Mais la décision de la banque centrale de restreindre le refinancement de ces titres publics – plafonné à 200% des fonds propres des banques – est en train de changer la donne. Si des banques possèdent des titres qui excèdent ce plafond, elles pourraient ne pas être refinancées pour le surplus durant le même exercice.

CDG Capital  ne critique pas cependant le raisons qui ont amené la BCEAO à prendre cette mesure. Comprenant la nécessité d’inciter les banques à utiliser le pouvoir de création de la monnaie pour accompagner des entreprises productrices, des ménages et autres acteurs non-financiers. Mais avec l’entrée de nouvelles règles prudentielles liées à l’application de Bâle II et Bâle III, la firme d’investissement soutient que l’objectif affiché risque de ne pas être réalisé.

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