AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

CANADA
Souscription au capital exigible de la BAfD

La ministre canadien du Développement international et ministre des Femmes et de l’Égalité des genres, Maryam Monsef, a annoncé le 12 avril dernier que son pays est disposé à augmenter temporairement sa souscription au capital exigible de la BAfD d’une somme allant jusqu’à 1,1 milliard de dollars américains, le cas échéant, pendant que la BAfD négocie une augmentation de capital temporaire auprès de ses 80 États membres.

L’annonce a été faite lors de la réunion du printemps du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Le capital exigible sert de garantie pour les actionnaires, à qui la BAfD peut faire appel, au besoin, pour faire face à ses obligations sur fonds empruntés. Comme le Canada a une grande confiance dans le cadre de fonds propres de la BAfD, il est disposé à fournir du capital exigible temporaire, le cas échéant, pour soutenir l’institution financière et ses clients.

Le capital temporaire exigible que la BAfD sollicite de la part de ses actionnaires notés AAA, dont le Canada, lui permettrait de maintenir sa note AAA et de continuer à soutenir ses pays clients pendant les négociations pour l’augmentation générale du capital. Cela lui permettrait ainsi de poursuivre son important travail de développement, qui contribue à fournir au continent les infrastructures de transport et d’énergie dont il a tant besoin.

La Banque africaine de développement (BAfD) est une institution importante qui joue un rôle crucial dans la croissance et le développement de l’Afrique. Le gouvernement du Canada se présente pour sa part  comme « un partenaire de longue date dans la réalisation d’objectifs communs avec la BAfD ».