AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

SEYCHELLES
Emission de la 1ère obligation bleue du monde

 

Les Seychelles ont émis il y a quelques semaines la première obligation bleue du monde, d’un montant de 15 millions $, s’étalant sur une durée de 10 ans. Cet emprunt obligataire permettra à ce pays de mobiliser les ressources financières nécessaires pour mettre sur orbite des projets marins durables, d’étendre ses zones marines protégées et de développer le secteur de la pêche.

Selon une information de la Banque Mondiale qui a apporté des détails concernant cette opération qui a suscité l’intérêt de nombreux pays insulaires et aussi le milieu financier mondial, l’obligation a été cédée directement à trois investisseurs américains que sont Calvert Impact Capital, Nuveen et Prudential, par le biais de la banque Standard Chartered qui a servi d’agent de placement de l’obligation.

L’opération annoncée en mars 2017 est appuyée par des garanties offertes par la Banque mondiale et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).

« La Banque mondiale se félicite de participer au lancement de cette obligation bleue souveraine qui pourra servir de modèle à d’autres petits Etats insulaires et pays côtiers en développement. C’est un signe important que les investisseurs souhaitent de plus en plus s’impliquer dans la gestion et la mise en valeur durables de nos océans au profit des générations futures », a indiqué Laura Tuck, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement durable.

A savoir que la pêche est le second pilier de l’économie seychelloise après le tourisme. Elle fournit 95% des exportations du pays et emploie près de 17% de la population active, selon la Banque mondiale.

Notons cependant que l’archipel compte aussi sur des secteurs « moins sexy » pour booster son économie. Ainsi, le mois dernier, Patrick Joseph, le DG de Petro Seychelles, a annoncé que son pays et Maurice envisagent de démarrer une nouvelle étude d’exploration d’une zone pétrolière conjointement gérée par les deux pays. Cette zone, née d’un traité de 2012, est la première zone de gestion conjointe dans le monde et couvre une superficie de 400 000 km2 dans l’océan Indien.