AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

SENEGAL
Un financement plus accessible pour l’auto-emploi des jeunes 

Le président sénégalais Macky Sall crée une «Délégation à l’entrepreneuriat rapide» pour faire la promotion de l’emploi des jeunes. Cet organisme est doté d’un fonds de 30 milliards de FCFA et a pour vocation de financer les initiatives entrepreneuriales.

La Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) propose un nouveau mécanisme de financement. «Dans le cadre de la promotion de l’auto-emploi, j’ai décidé de renforcer de manière substantielle le fonds de financement de l’ANPEJ » a déclaré le président Sall. L’enjeu est de taille dans un pays où les emplois et auto-emplois dans informel représentent 92 % du marché du travail, dont 64 % générés par l’informel rural. Le but de ce mécanisme est de permettre aux jeunes d’assumer leur avenir avec plus de confiance et de sérénité ». La DER va à la rencontre des porteurs de projet en faisant une tournée dans le pays.

A part une Agence nationale de la promotion de l’emploi des jeunes (ANPJ), le Sénégal ne manque pas d’initiatives pour occuper les 15-24 ans. Le contrat de stage a été instauré dans la convention Etat-Employeur afin d’améliorer l’employabilité des jeunes et de favoriser leur insertion professionnelle. Macky Sall a fait de l’emploi des jeunes une priorité nationale. Les procédures et les modalités sont simplifiées pour bénéficier de ce fonds national de l’entreprenariat rapide afin d’accompagner et soutenir les projets. Les femmes font partie des cibles visées par cette initiative en faveur de l’emploi.

Au Sénégal, plus de 270 000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année. Ils représentent environ 10% des 15-24 ans. Ce chiffre pourrait atteindre les 375 000 en 2025.  D’après une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), 10,8% de la populatio active sont au chômage. Le taux est plus élevé en milieu urbain, soit 13,8% des individus âgés de 15 ans ou plus contre 7,6% en zone rurale. Il y a plus de femmes sans emploi (16,5%) que d’hommes (5,9%).