AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

PRODUCTION DE COBALT
La RDC championne du monde

 

La République démocratique du Congo produit à elle seule 63% du cobalt dans le monde, devenant ainsi le premier producteur et exportateur mondial du métal vert. La RDC détient 40% des réserves mondiales de ce minerai. Ce qui  fait que le Congo Kinshasa s’impose, avec son cobalt, comme un pays stratégique dans l’approvisionnement de l’industrie mondiale, en particulier les secteurs spécialisés de l’automobile électrique et des technologies de pointe.

L’industrie mondiale a donc principalement besoin du cobalt congolais pour fonctionner à plein régime. Avec la perspective de la hausse de la production des véhicules électriques par les principaux fabricants, le cobalt, aux dires des experts, va continuer à demeurer le minerai phare de l’industrie mondiale de pointe pendant au moins les deux prochaines décennies.

Le cobalt fait aujourd’hui partie de « Huit matières premières stratégiques » de l’industrie mondiale grâce à ses nombreuses applications industrielles. Ce métal rentre, avec le lithium, dans la fabrication des batteries lithium-ion des voitures électriques, des tablettes et des smartphones. Le cobalt est également utilisé dans les superalliages, les pigments, les décolorants, les catalyseurs, les pneus, les produits siccatifs, etc. Incontestablement, ce métal se trouve dans une multitude d’objets d’usage courant.

Des pays comme la France et le Royaume-Uni ambitionnent le tout électrique à l’horizon 2040. Accroître la capacité de production actuelle aura un impact direct sur la satisfaction de la demande mondiale de plus en plus croissante avec des retombées conséquentes sur tous les acteurs de la chaîne, y compris l’État congolais.

A savoir que le recours au cobalt a été dicté par une plus grande prise de conscience des défis environnementaux sur le plan international. Avec le réchauffement climatique, les leaders du monde s’attaquent de plus en plus aux émissions polluantes, notamment l’émission des gaz à effet de serre. Ceci fait que les entreprises qui utilisent le cobalt – parmi lesquelles des multinationales – sont souvent sous pression des ONG qui veulent connaître la traçabilité du métal vert : de l’extraction à son utilisation dans les industries occidentales.

Mais il se fait que la RDC n’a pas encore bonne presse sur ce terrain. L’exploitation de son cobalt est souvent pointée du doigt à cause de l’importance de son secteur artisanal d’extraction qui représente 20% dans la chaîne.