AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

PEINTURE SUR TOILE

A la recherche de la Joconde africaine

Beaucoup en raffolent. Les tableaux de peinture, à l’effigie de femmes africaines, fascinent de plus en plus. Un peu partout dans le monde, les artistes plasticiens succombent à ce thème de plus en plus attrayant, que ce soit pour le public ou pour les critiques d’art.

Dans certaines expositions, la femme africaine devient la vedette. Des peintures abstraites, expressionnistes, ou des simples portraits affichent des visages de femmes africaines sous différents angles. Sur le réseau des réseaux, l’omniprésence de la femme africaine est devenue une réalité quasi permanente.

La vente est-elle à la hauteur de l’attente des artistes plasticiens du continent ? Les critiques d’art sont convaincus de la qualité de l’offre existante. Des tableaux qui se vendent souvent comme des petits pains ne sont plus du domaine de l’illusion. Des amateurs d’art qui déboursent des centaines d’euros pour ce genre de tableau de peinture, il y en a de plus en plus, souvent pour des visages de femmes africaines, ou pour une Reine ou une princesse inconnue. Mais les artistes plasticiens sont en attente de meilleurs auspices.

La femme africaine, sur les tableaux de peinture, continue de fasciner. La vivacité de la couleur, atypique du continent, constitue souvent le principal attrait. Le corps mis en valeur n’est pas en reste. Le corps de la femme africaine, bon gré mal gré, est un produit qui se vent assez bien, outre le fait que c’est devenu, depuis des décennies, un moyen de véhiculer un message.

Le corps nu d’une femme, depuis la contestation des femmes nigérianes de l’ethnie Igbo, en 1929, contre l’administration fiscale coloniale de l’époque, est reconnu comme un moyen d’expression redoutable. Et les peintres de tous les temps, sur le continent, s’en rappellent. Certes, en attendant le succès de la nouvelle « Joconde » africaine, les artistes plasticiens du continent s’en remettent aux critiques d’art. Ce n’est pas le talent qui manque. L’offre est abondante. Et c’est l’histoire, un jour, qui en sera témoin.