AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

PASCAL SIAKAM

Le prodige de New-bell

Pascal Siakam est né le 2 avril 1994 à Douala au Cameroun ou il grandit dans une famille catholique pratiquante qui lui prédit un avenir de prêtre. A onze ans, son père, travaillant pour une entreprise de transport locale et maire de Makénéné, l’intègre au séminaire Saint André à Biafa. Il y passera quelques années avant de « perdre sa vocation » et décider à quinze ans de changer d’orientation. Il décroche tout de même son diplôme avant de quitter l’institution.

Si ses trois autres frères ont obtenu des bourses d’études dans les écoles de première division de la NCAA, Pascal Siakam ne sera pas celui qui s’intéresse le plus au basket. Il participe toutefois en 2011 au camp de basketball de Luc Mbah a Moute, alors joueur des Bucks de Milwaukee. Ce dernier l’a repéré car la maison de ses parents est à quelques kilomètres de Saint André. Pascal Siakam retourne au camp l’année suivante et reçoit une invitation pour participer au camp basketball sans frontières (Basketball Without Borders) organisé par la NBA et la FIBA à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Il capte une nouvelle fois l’attention, par sa force athlétique et son niveau d’énergie extrêmement élevé. Masai Ujiri, le président des Raptors qui participe au camp affirmera plus tard que « son effort était mémorable ». Avec Mbah a Moute comme mentor, Pascal Siakam s’envole pour les États-Unis à 16 ans.

Grâce à ses performances exceptionnelles, il a obtenu une prolongation de son contrat chez les Raptors de Toronto, la seule franchise de la NBA située en dehors des États-Unis. « Il évoluera désormais avec un salaire annuel fixé à près de 19 milliards FCFA. Il devient donc à 25 ans, le sportif africain le mieux payé au monde », a fait remarquer dernièrement la plateforme d’information Investir au Cameroun.

Et le prodige de New-bell, un quartier populaire de la ville de Douala, ne compte pas s’arrêter là. Premier Camerounais à décrocher le titre de Champion NBA, Pascal Siakam veut glaner plusieurs autres titres avant de quitter le plancher.