AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

OPHIR ENERGY
La Guinée équatoriale lui retire le Bloc R

 

Le ministère des Mines et des Hydrocarbures a réitéré son ouverture à plus d’investissements dans le secteur des hydrocarbures et reconnaît l’engagement d’Ophir en Guinée équatoriale. Et le ministère a confirmé que le contrat de partage de la production du Bloc R d’Ophir Energy n’a pas été prorogé.

Le ministère a publié un avis informant la société basée à Londres de sa décision en décembre, après l’expiration du permis d’exploration d’Ophir. En conséquence, Ophir n’est plus l’opérateur du bloc, qui est maintenant retourné à l’État.

« Le ministère reconnaît et apprécie fortement l’engagement d’Ophir dans ses activités d’exploration en Guinée équatoriale et continue à encourager davantage d’investissements dans les opportunités adéquates offertes par son secteur des hydrocarbures, » a déclaré le ministre en charge du pétrole Gabriel Mbaga Obiang Lima.

Le programme de travail d’Ophir a débuté en 2008 et trois puits d’exploration ont permis la découverte de Fortuna et de Lykos. La société prévoyait d’installer une usine flottante de gaz naturel liquéfié, baptisée Fortuna FLNG, à condition d’en réunir les financements nécessaires. Les unités flottantes de production de GNL sont devenues un modèle pour le développement du gaz offshore, dans un marché mondial du gaz bien approvisionné.

D’une superficie d’environ 2,450km², le Bloc R est situé dans le delta du Niger Distal, à environ 140km au large de la côte de l’île de Bioko, par des profondeurs allant de 600 à 1,950m.

On estime qu’il dispose de réserves de gaz récupérables d’une valeur de 3,4 milliards de pieds cubes (TCF), dont environ 1,3TCF dans le champ Fortuna, environ 1,2TCF dans le complexe de Silenus, environ 0,5TCF dans la découverte Tonal, le reste des plus petites découvertes comprenant 0,4TCF.