AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

MIDEM
Première édition en terre africaine en 2020

 

Cette semaine, jusqu’au 7 juin dernier, la célèbre ville française de Cannes a accueilli la 53e édition du Midem (Marché international de l’édition musicale). Cette année, plus de 5000 participants étaient attendus pour ce grand rendez-vous de l’écosystème des affaires liées au contenu musical. Parmi eux, au nombre des nouveaux venus, on retrouve le Cameroun, le Burkina Faso et le Sénégal. En attendant la première édition de l’évènement en terre africaine l’année prochaine.

Ces nations africaines présentes pour la première fois, ont participé notamment  au « Midem_Africa Forum »; il s’agit d’une série de conférences ayant pour but de « positionner les talents africains sur la carte de la musique mondiale », ou de «la redéfinition des structures de l’industrie sur le continent».

Après la série d’évènements de l’African Tour, organisé en avril par le Midem, dans plusieurs pays d’Afrique, le « Midem Africa Forum » vise à compléter la grande répétition des pays africains pour 2020. En effet, l’année prochaine, une édition du Midem sera organisée en Afrique. Les organisateurs de l’évènement discutent avec plusieurs pays africains qui pourraient accueillir cette édition cruciale, alors que la musique africaine est de plus en plus demandée hors de ses frontières.

En attendant, les acteurs africains du secteur continuent de se familiariser à l’écosystème international de la commercialisation du contenu lié à la musique. Selon un très bon connaisseur de l’industrie musicale africaine, il est temps que le continent passe à une nouvelle étape pour valoriser ses richesses culturelles et le premier Midem en terre africaine va surement provoquer un sérieux bouleversement.

Force est en effet de constater que les choses bougent. Notons à titre d’exemple l’annonce faite dernièrement par le service de streaming musical Boomplay d’investir 1 million de dollars au Kenya. L’information a été révélée la semaine dernière par Martha Huro, la directrice générale de l’entreprise lors d’une conférence de presse tenue à Nairobi.

« Nous savons que les finances sont un problème majeur pour les artistes et nous ne pouvons pas rester sur la touche et ne rien faire. Nous sommes donc prêts à investir dans la production, la recherche et le développement de modèles économiques basés sur le contenu musical », a déclaré Martha Huro.

#musique africaine