AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

MADAGASCAR

Une jeunesse entrepreneuriale innovante

Il est jeune, tout juste 30 ans. Il incarne ces jeunes entrepreneurs qui changent progressivement la face de l’Afrique. Irfane Alimamod est un entrepreneur qui s’est engagé depuis 5 ans dans l’énergie renouvelable à Madagascar.

Le pays l’oblige à surmonter les nombreuses difficultés et il y parvient non sans mal. En effet, la Grande Île est malheureusement connue pour être un environnement hostile pour les entrepreneurs, notamment pour les jeunes.

Irfane Alimamod, lui, en décide autrement : « Il faut voir les opportunités là où les difficultés résident. Etre de plus en plus innovant et, avant tout, voir l’impact sociétal de notre activité. J’ai choisi l’énergie renouvelable, pas uniquement parce que c’est un secteur central dans l’innovation, mais surtout c’est un business social au service d’une communauté très large ».

Solarland, sa société, est un acteur reconnu dans l’énergie solaire à Madagascar. Elle est active dans un secteur où son business model, le social business, prône l’autoconsommation. Depuis 5 ans, la société rencontre un réel succès, atteignant plus de 50.000 foyers malgaches. La société s’est en outre diversifiée dans d’autres segments du solaire : les mini stations solaires et les systèmes on grid et off grid pour habitation. L’innovation reste en permanence au cœur de ses projets.

Irfane Alimamod ne cache pas son ambition d’incarner l’exemple de la réussite de la jeunesse malgache, tout en transmettant sa passion d’entreprendre. Il a déclaré sans hésitation : « Il y a un nouvel élan à Madagascar et ça se passe maintenant. Les entrepreneurs malgaches auront toujours une avance par rapport aux multinationales. Ils ont l’intelligence de la situation grâce à une meilleure connaissance du terrain et de l’attente des consommateurs ».

Il a par ailleurs pris l’exemple de l’Afrique qui « peut être en avance par rapport au monde sur le paiement électronique. En encourageant les entrepreneurs, les pays africains se développeront plus rapidement. C’est la seule issue pour être en rupture définitive à l’économie de rente, tout en créant des emplois que la fonction publique ne pourra plus offrir ».