AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

GUINEE
2,5 millions d’euros de l’UE

Le nouveau coronavirus gagne du terrain en Guinée avec plus de 2000 cas confirmés et 11 décès au 11 mai 2020. Pour contribuer à enrayer la propagation de la maladie, l’Union européenne (UE) mobilise une intervention rapide de 2,5 millions d’euros en don destinés à financer des actions de riposte sur l’axe routier Conakry – Koundara (ouest) et dans la région de Nzérékoré, au sud.

Le financement est alloué à l’ONG Terre des hommes (TdH) avec lequel un contrat a été signé entre l’Ambassadeur de l’UE, Josep Coll et le Représentant pays de TdH, David Bridier. Les actions financées se structurent en trois axes que sont la prévention de la transmission de la maladie, le contrôle de l’infection (appui à la modernisation/équipements des structures de santé) et la coordination de la riposte au niveau régional et préfectoral.

Concrètement, il s’agit de sensibiliser les populations-cibles aux symptômes du Covid-19, de vulgariser les gestes barrières pour minimiser les risques de contamination et de renforcer le système de référencement pour faire face au Coronavirus. Des dispositifs de lavage de mains seront installés dans plus de 3000 lieux publics, des dizaines de milliers de masques distribués, plus de 1 300 agents de santé formés par l’ONG dont 581 sur l’axe Conakry– Koundara et 751 sur la zone de Nzérékoré pour 51 centres de santé et 128 postes de santé.

Le projet prévoit également de toucher environ 1 500 détenus au Guinée, un groupe extrêmement vulnérable au Covid-19, dans 9 prisons pour les accompagner dans la lutte contre la propagation du coronavirus en milieu carcéral.

Au total, c’est 1,8 million de personnes habitant les villes de Conakry, Kindia, Mamou, Pita Labé, Koundara, Beyla, Lola et Nzérékoré qui seront touchées par le projet. Ceci constitue la première action d’envergure de riposte contre le Covid-19 au Guinée qui ne concerne pas que la ville de Conakry, épicentre de l’épidémie dans le pays. Bien que relativement préservées jusqu’ici, les villes de province représentent une zone à haut risque compte tenu de la fragilité du système de santé.