AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

ETHIOPIE
Des sociétés d’Etat s’ouvrent à des investisseurs étrangers

 

Au cours des dernières années, l’Ethiopie n’a cessé d’attirer des investissements étrangers, compte tenu de son potentiel économique et grâce à une image de mieux en mieux soignée au niveau international après des décennies de marasme.

Pour attirer davantage d’investissements étrangers, l’Ethiopie va ouvrir le capital de certaines sociétés d’Etat à des nouveaux investisseurs étrangers et nationaux. Les secteurs concernés sont celui du transport aérien et maritime et celui des télécommunications.

C’est la première fois ainsi que le capital de ces sociétés d’Etat est ouvert à des investisseurs privés internationaux. «Les étrangers disposant d’un savoir-faire et de capitaux peuvent jouer un rôle crucial dans la croissance de notre économie», précise un leader du parti au pouvoir en Ethiopie, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE), cité par l’agence de presse officielle Ethiopian News Agency.

Il s’agit d’une étape cruciale pour le pays. «L’Éthiopie vendra des participations minoritaires à des investisseurs étrangers et nationaux dans des monopoles d’État tels qu’Ethio Telecom, Ethiopian Airlines et Ethiopian Shipping & Logistics Services Enterprise » selon la même source.

Cette approche permettra à l’Ethiopie de maintenir son rythme de croissance qui a largement dépassé celui de la moyenne mondiale au cours des dernières années. Le rapport « Global Economic Prospects » de la Banque mondiale spécifie que le pays a connu, en 2017, un taux de croissance de plus de 8% alors que la moyenne mondiale a été de 2,7%.

Avec environ 100 millions d’habitants, l’Ethiopie représente par ailleurs un vaste marché, et son modèle de croissance semble fasciner un certain nombre de pays du continent africain.

Cependant, le monopole d’Etat a été maintenu dans des secteurs clés durant plusieurs années. Ce qui a quelque peu limité les perspectives de croissance. C’est la raison qui a poussé les autorités à ouvrir désormais progressivement le capital de certaines sociétés d’Etat.