AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

ECONOMIE ÉTHIOPIENNE
Peut mieux faire

 

Dans un rapport focalisé sur l’Ethiopie, la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) revient sur les bonnes performances économiques (mais aussi les faiblesses) d’un pays qui, passé par une grande famine jusque dans les années 2000, a su rebondir pour réussir sa transformation structurelle.

Au cœur de cette transformation notable, des améliorations dans les domaines de l’éducation, l’accès à la santé et un meilleur revenu pour les ménages. Le document salue l’option prise par les nouveaux dirigeants, d’orienter la stratégie de l’économie nationale vers la production des biens d’exportation, alors même que le pays n’a aucune ouverture sur la mer.

A la CEA cependant, on pense que les consolidations à venir derrière cette transformation radicale, ne pourront se faire que si on y associe, une forte intégration régionale, l’ouverture des affaires au secteur privé, le renforcement des productions agricoles, une digitalisation pertinente.

Selon le ministère du Commerce de l’Ethiopie, les exportations du pays ont rapporté 2,8 milliards $ au cours de l’exercice fiscal 2017-2018, soit un peu plus que la moitié de l’objectif initial du gouvernement qui était de 5,23 milliards $. Par ailleurs, ce chiffre est inférieur de 71,4 millions $ par rapport aux revenus tirés des exportations éthiopiennes au cours de l’exercice précédent.

Ces exportations ont été essentiellement tirées par les secteurs de l’agriculture, de la manufacture et de l’extraction minière en représentant respectivement 64,9%, 45,9% et 15,2%.

Pour les observateurs, la prolifération de la contrebande, la faible qualité des produits et de l’offre, les troubles dans certaines régions du pays, et l’absence de systèmes de recouvrement des recettes, figurent au nombre des raisons qui n’ont pas permis d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement en ce qui concerne les exportations du pays au cours de l’exercice fiscal 2017-2018.