AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

EBURKINA
Un appui de la Banque mondiale pour le développement numérique

L’Agence de promotion des TIC (ANPTIC) du Burkina Faso est financée à hauteur de 20 millions de dollars par la Banque mondiale. Le projet phare de ce programme est le eBurkina qui fera entrer le pays dans l’ère numérique. Il s’agit notamment de créer un environnement propice au développement numérique, à la gestion des données età la fourniture de services, ainsi qu’à mettre en place des infrastructures technologiques pour favoriserle développement des entreprises.

 

Faire mieux que d’autres pays qui ont fait un bond en avant dans le domaine numérique, le premier ministre Paul kabaThiéba estime que le Burkina Faso peut y arriver. Le ministère du développement de l’économie numérique et des postes a lancé des projets structurants qui vont dans ce sens, à l’instar du Backbone national en fibre optique.

Le but est d’améliorer la connectivité qui est la condition sine qua none pour développer une industrie des services TIC. Le pays bénéficie aussi du Programme régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’Ouest (PRICAO) instaurant l’interconnexion par la fibre optique avec le Ghana et bientôt avec le Bénin.

A défaut de ressources naturelles, le Burkina a tout à gagner en développant ses ressources… numériques. Le pays bénéficie de l’aide de la Banque mondiale à travers le projet eBurkina pour l’atteinte de cet objectif de développement. « Ce projet a pour ambition de favoriser le développement d’une plateforme numérique mutualisée où tous les organismes publics pourront recueillir, stocker, utiliser et partager des données, non seulement au sein du gouvernement, mais avec le secteur privé et l’ensemble de la population », a expliqué Cheick Fantamady Kanté.

Le représentant résident de la Banque mondiale a salué les efforts réalisés par le Burkina Faso et promet un soutien de l’institution pour préserver les acquis dans le développement numérique. « La volonté affichée par le Burkina Faso, il ne serait pas surprenant qu’il emboite un jour le pas à des pays comme le Rwanda », a continué Cheick Fantamady Kanté.

Financé à hauteur de 20 millions d’euros ou 12,3 milliards FCFA, e-Burkina comporte trois composantes majeures : primo, la création d’un environnement favorable pour une bonne exécution des Projets e-gouvernement, en tenant en compte des cadres stratégiques, juridiques et réglementaires ; deuxio, la gestion des données et de la plate-forme numérique pour la fourniture de services électroniques ; et tertio, le renforcement de l’écosystème existant d’incubateurs d’entreprises et de hubs techniques au Burkina Faso. Les entrepreneurs locaux auront alors un accès fiable et moins coûteux à l’Internet très haut débit. La formation, les services d’appui aux entreprises et l’incubation de start-ups feront partie intégrante de l’écosystème numérique.