AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

DE BEERS
Production en baisse

Le géant minier De Beers _ vient de rendre public son bilan opérationnel pour le compte du troisième trimestre 2018, dans lequel il rapporte une baisse de 5% à 8,7 millions de carats de sa production. Cette décroissance s’explique selon les responsables par la baisse des rendements de ses opérations au Botswana et en Afrique du Sud.

Si la production des opérations namibiennes est restée stable à 460 000 carats, celle des opérations sud-africaines a diminué de 14% à 1,3 million de carats. La compagnie a justifié cette baisse par la fermeture de l’usine de traitement de Venetia, qui devait être mise à niveau avant que la mine ne passe à l’exploitation souterraine.

Au Botswana, la production a diminué de 6% pour s’établir à 5,7 millions de carats, en raison du traitement de minerai de plus faible teneur à Jwaneng. La production de la mine Orapa est restée en ligne avec celle du troisième trimestre 2017, soit 2,6 millions de carats.

Pour rappel, la filiale d’Anglo American a produit un total de 33,4 millions de carats de diamants en 2017, en hausse de 22% par rapport à l’année précédente. En 2018, elle prévoit de produire entre 34 et 36 millions de carats de diamants. Cette performance a été portée notamment par la mine Gahcho Kué (Canada) qui lui a permis d’augmenter de 5% à 8,5 millions de carats, la production au quatrième trimestre.

Selon Ecofin, De Beers s’est pourtant félicité au début de cette année « des bonnes nouvelles venues du Botswana et de la Namibie ». Debswana, filiale opérant sur les mines Orapa et Jwaneng, a enregistré une légère hausse à 5,5 millions de carats de la production pendant que Namdeb Holdings, filiale namibienne, voyait sa production augmenter de 14% à 488 000 carats. La production de De Beers Consolidated Mines (DCBM) a toutefois baissé de 17% à 1,1 million de carats.