AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

CROISSANCE AFRICAINE

Une amélioration attendue

Après avoir enregistré son niveau le plus bas depuis plus de deux décennies en 2016, la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait connaitre une reprise d’ici l’année prochaine ou au plus tard en 2019.

Selon le rapport d’Africa’s Pulse (Banque mondiale),la croissance économique de la région devrait atteindre 2,7% en 2017, 3,2 % en 2018 et 3,5 % en 2019.Le rebond attendu reste néanmoins assez faible, et la croissance économique ne devrait se situer que légèrement au-dessus de la croissance démographique, soit un rythme qui « entrave les efforts en faveur de l’emploi et de la réduction de la pauvreté».

Si le rapport indique que plusieurs pays exportateurs de pétrole de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont confrontés à des difficultés économiques, il ressort également que les pays dont l’économie peut miser sur les investissements dans les infrastructures, les secteurs de services résilients et le redressement de la production agricole devraient sortir leur épingle du jeu.

Raison pour laquelle, sous l’impulsion du président de la République, Ali Bongo Ondimba, les autorités gabonaises redoublent d’efforts pour renforcer les impacts des investissements dans les infrastructures et accélérer le redimensionnement de son secteur primaire. De son côté, les ministères en charge du budget et de l’économie ont orienté le projet de loi de finances 2018 dans ce sens.

Et le Ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes Publics du Gabon, Jean-Fidèle Otandault, a dernièrement déclaré que le pays table sur une croissance de 3% l’année prochaine. Ce qui cadre avec les prévisions d’Africa’s Pulse.

A savoir en outre que le Gabon, à l’instar d’autres pays comme le Cameroun ou Tchad, s’est mis d’accord avec le Fonds Monétaire International pour réduire les dépenses non prioritaires, augmenter les allocations en faveur des principaux programmes sociaux, améliorer encore l’efficience de la dépense publique et mobiliser de nouvelles recettes non pétrolières.

Ce qui coïncide avec la vision de la Banque mondiale qui a aussi souligné qu’il est important de tenir compte du durcissement des conditions de financement sur les marchés internationaux.