AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

COMPAGNIE PÉTROLIÈRE NATIONALE LIBYENNE
Reprise des activités saluée par l’Occident

Les gouvernements de la France, des États-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni, rappelant leur déclaration du 27 juin 2018, se félicitent de l’annonce de la reprise par la Compagnie pétrolière nationale libyenne de ses activités.

« Nous rendons hommage à la Compagnie pétrolière nationale légitime à l’heure où elle répare les infrastructures, honore ses obligations contractuelles et, après avoir levé les dispositions relatives à l’état d’urgence dans l’Est de la Libye, reprend les exportations et la production de pétrole qui sont essentielles pour la prospérité de la Libye », souligne un communiqué conjoint.

Les pays cités plus haut affirment en outre apprécier les contributions de l’Armée nationale libyenne au rétablissement de la stabilité dans le secteur pétrolier libyen qui est « essentiel pour les intérêts nationaux de la Libye ».

Et de soutenir qu’il faut laisser la compagnie travailler « au nom de tous les Libyens » et que les ressources pétrolières de la Libye doivent demeurer sous le contrôle exclusif de cette entreprise « légitime et sous la seule supervision du Gouvernement d’entente nationale comme énoncé dans les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Le communiqué indique aussi que le moment est venu pour tous les acteurs Libyens d’avancer en engageant des discussions sur la manière d’améliorer la transparence budgétaire, de renforcer les institutions économiques et d’assurer une juste répartition des ressources du pays, dans le cadre du Plan d’action défini par le Représentant spécial des Nations Unies, M. Ghassan Salamé, et sur la base de l’Accord politique inter-libyen entériné par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Dans ce contexte, la proposition du président du Conseil présidentiel de faire progresser la transparence des institutions économiques libyennes est favorablement accueillie. Enfin, appel a été fait aux dirigeants libyens de saisir cette occasion, dans le cadre de l’Accord politique inter-libyen, pour régler les différends sur la Banque centrale de Libye et d’intensifier le dialogue sur la répartition des ressources grâce au budget national.