AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

BAD 
Accompagner la croissance en Afrique

Acteur de premier plan du développement sur le continent africain, la BAD motive ses membres pour donner à l’institution les moyens à la hauteur de ses ambitions.

« L’Afrique connaîtra un avenir beaucoup plus brillant et prometteur », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement.  Le soutien des pays membres de la Banque devrait se traduire par une augmentation de capital afin de permettre à l’institution de réaliser ses objectifs de développement. « Notre institution devrait faire plus pour l’Afrique et nous travaillons avec ardeur pour réorganiser la Banque, la mettre dans une position beaucoup plus forte, et la doter d’un personnel plus compétent et d’une capacité institutionnelle pour faire davantage », a déclaré Akinwumi Adesina. 

L’Afrique est en train de devenir résiliente face aux chocs climatiques et au contexte défavorable de l’économie mondiale. La croissance moyenne sur le continent sera de 4,1% en 2018-2019. En 2017, 3,7%. Les pays à forte croissance du PIB, à plus de 5%, ont été au nombre de 18 tandis que 37 autres ont réalisé un bon score de 3%. « La Banque africaine de développement (…) se réforme, innove et réalise plus de résultats pour l’Afrique que jamais auparavant. (…) Elle  a besoin de plus de ressources, et ce par le biais d’une augmentation générale du capital », a martelé le président Adesina.

La BAD a décaissé 7,67 milliards de dollars en 2017, un record absolu. Ce qui ne l’a pas empêché de conserver son triple qui est décerné par les agences internationales. L’institution financière panafricaine a investi 1,39 milliard de dollars dans le secteur de l’énergie dont 23 pays sont bénéficiaires. Elle a émis des obligations de référence à 5 ans d’un montant de 2 milliards de dollars contre 2,5 milliards de dollars pour les obligations de référence à 3 ans. En 2017, la BAD a eu un revenu net d’exploitation de 855 millions de dollars contre 556,6 millions de dollars en 2017.

La BAD est reconnue pour ses « High 5 » qui ont un impact direct sur le développement. Elle a donné accès à l’électricité à 4,4 millions de personnes. Quelque 8,5 millions d’africains ont accès à des technologies agricoles améliorées. 14 millions d’individus ont un meilleur accès aux services de transports.  210 000 petites entreprises bénéficient de services financiers. 8,3 millions de personnes ont eu un meilleur accès à l’eau et à l’assainissement.

L’institution panafricaine incite les  fonds souverains, les fonds de pension africains et mondiaux, les investisseurs institutionnels… à investir en Afrique. La BAD organisera en novembre 2018 le premier Africa Investment Forum. Cet évènement est censé à développer les investissements privés sur le continent.