AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

AUTONOMISATION DES FEMMES
Un pari à relever selon la FAO 

La FAO et ses partenaires apportent un soutien technique à de nombreux pays africains en vue d’autonomiser les femmes en milieu rural. Le programme conjoint pour accélérer les progrès afin de favoriser une autonomisation économique des femmes, par exemple, est mis en œuvre en Ethiopie, au Libéria, au Niger et au Rwanda, avec l’aide du Programme alimentaire mondial, du Fonds international de développement agricole et d’ONU Femmes. Mais la FAO estime qu’il est important de consentir plus d’efforts pour atteindre les objectifs fixés.

«Les inégalités entre les sexes en Afrique entravent les progrès nécessaires pour éradiquer la faim et il est urgent d’y remédier», a déclaré aujourd’hui M. José Graziano da Silva, Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, lors d’un événement organisé en marge de l’Assemblée générale de l’ONU et conjointement avec l’Union africaine.
Le Programme a déjà permis à 40 000 femmes de recevoir une formation sur des technologies agricoles et vise à améliorer leur accès aux services financiers et aux marchés, mais le patron de la FAO estime que « nous devons mieux reconnaître et exploiter la contribution des femmes à la sécurité alimentaire et à la nutrition. Pour cela, nous devons combler les fossés entre les sexes dans le secteur agricole en Afrique».

Le Directeur général a appelé à améliorer la représentation des femmes au sein des mécanismes de gouvernance et des processus de prise de décision, à améliorer leur accès à la terre, aux ressources financières, aux programmes de protection sociale, aux services et à créer des opportunités pour les femmes vivant en milieu rural.

«Nous devons mettre en place des programmes ciblés qui lutteront contre les écarts entre les sexes et prendront en compte les vulnérabilités spécifiques aux femmes, ainsi que leur rôle clé au sein de leur foyer, notamment au niveau de la nutrition et de la résilience», a aussi souligné M. José Graziano da Silva.

Un constat s’impose en effet : si les femmes jouissent du même accès que les hommes aux techniques, aux ressources et aux opportunités, elles peuvent fortement contribuer à lutter contre la faim, la malnutrition et la pauvreté. Autonomiser les femmes dans le secteur agricole, au sein des chaînes de valeur et du commerce contribuera également à la réalisation de la Déclaration de Malabo et aux Objectifs de développement durable.