AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

ANGOLA
Une croissance de 4,9% attendue en 2018

 

Après quelques  années plutôt moroses, l’Angola devrait retrouver un taux de croissance avoisinant les 5% en 2018. Une croissance qui sera portée par le secteur pétrolier et des secteurs économiques qui ont connu une progression constante au cours des dernières années, comme l’agriculture.

 

Dès cette année 2017, la croissance a été au rendez-vous même si elle est plutôt modeste. On parle d’un taux de croissance de 1,3% pour 2017, contre 0,5% pour 2016. L’Angola devrait retrouver à partir de l’année prochaine un taux de croissance plus conséquent après quelques années difficiles. Dès 2018, le taux de croissance économique du pays devrait ainsi atteindre les 4,9% d’après le ministère des Finances.

La croissance économique attendue en Angola sera portée par le secteur pétrolier qui connait une certaine embellie. Deuxième producteur de pétrole sur le continent, l’Angola devrait en tirer un grand profit. Mais d’autres secteurs comme l’agriculture connaitront aussi une forte progression après un certain nombre de réformes.

On s’attend ainsi à une croissance de plus de 6% dans le secteur pétrolier, contre 4,4% pour les secteurs non pétroliers d’après la loi de finances 2018. Depuis des décennies, le secteur pétrolier contribue à hauteur d’environ 40% au PIB de l’Angola. L’amélioration de la croissance dans le secteur aura naturellement des retombées positives sur l’économie du pays.

La loi de finances 2018 met l’accent aussi sur la diversification de l’économie angolaise, pendant très longtemps un peu trop dépendante du secteur pétrolier. Toutefois, la chute du prix du brut sur le marché international a contraint le pays à explorer d’autres possibilités de croissance.

Après quelques années de réformes, l’embellie doit être au rendez-vous dès 2018, si, cette année, le début de reprise a été amorcé par les changements apportés par le gouvernement pour rectifier le tir.

Des grands chantiers et divers projets de développement seront également mis sur les rails l’année prochaine. Notamment dans le secteur de l’énergie. La mise en place de deux turbines au niveau de la centrale hydroélectrique de Laùca est, par exemple, déjà prévue. En outre, la gestion des finances publiques connaîtra aussi une nouvelle rigueur, avec, notamment des efforts supplémentaires pour maintenir un déficit budgétaire inférieur à 5,3% du PIB et pour réduire de manière conséquente la dette publique. Autant d’initiatives qui devraient aider le pays à renouer avec la croissance.