AFRICA EXCLUSIVE
Défis et émergence d'un continent

ANGELIQUE KIDJO
Nouvelle récompense au Grammy Awards

Lors de la 62e cérémonie des Grammy Awards, qui s’est tenue le 26 janvier dernier aux États-Unis, la diva béninoise Angélique Kidjo a été récompensée dans la catégorie « Meilleur album des musiques du monde ». C’est la quatrième fois que la star africaine remporte ce Grammy Awards qu’elle a décidé de dédier à l’artiste Nigérian Burna Boy, également nominé dans la catégorie.

« Il y a 4 ans, sur cette même scène, je vous avais prévenue qu’une jeune génération d’artistes africains se préparait à vous emporter dans une tempête musicale. Ce temps est venu. Ce titre est pour Burna Boy. Il fait partie de ces jeunes artistes qui changent le regard des gens sur notre continent », a déclaré Angélique Kidjo.

Son sacre, dans une catégorie où les deux favoris de cette année étaient africains, vient encore une fois mettre en avant le nouveau statut obtenu depuis quelques années par la musique et les artistes du continent. Connue pour la diversité de ses influences musicales, l’originalité de ses clips et son engagement humanitaire comme ambassadrice internationale de l’Unicef, continue de faire rayonner le continent à travers le monde.

Ses influences musicales sont la pop africaine, la musique des Antilles, le zouk, la rumba congolaise, le jazz, le gospel, et différents styles de musique latine. Elle est inspirée aussi par les artistes qui ont bercé son enfance : Bella Bellow, James Brown, Aretha Franklin, Jimi Hendrix, Miriam Makeba et Carlos Santana. Elle a enregistré des versions africaines de Summertime de Gerswhin, du Boléro de Ravel de Voodoo Chile de Jimi Hendrix. Elle a collaboré avec de nombreux artistes, notamment Carlos Santana, Alicia Keys, Peter Gabriel et Herbie Hancock.

Rappelons en outre qu’en 2017, Angélique Kidjo a crée le spectacle Femme noire d’après un poème de Léopold Sédar Senghor. C’est une célébration de la femme africaine, présentée dans la cour d’honneur du Palais des papes comme spectacle de clôture du 71e Festival d’Avignon, qu’elle interprète en compagnie du comédien ivoirien Isaach de Bankolé, du saxophoniste camerounais Manu Dibango, du guitariste américain d’origine congolaise Dominic James et du jeune rappeur français MHD, considéré comme un prodige de l’afrotrap.